Façade de la Samaritaine. Photo Vincent Delaveau.
En 1870, le calicot Ernest Cognacq ouvre boutique dans la salle annexe d’un café de la rue du Pont-Neuf. L’enseigne « À la Samaritaine » rappelle la proximité de l’ancienne pompe du même nom. C’est le début d’une prodigieuse histoire. Suivant l’exemple de ses aînés, comme Aristide Boucicaut, Ernest Cognacq développe des méthodes commerciales nouvelles et s’agrandit progressivement sur quatre pâtés de maisons. Les façades art nouveau de Franz Jourdain et art déco d’Henri Sauvage témoignent toujours du dynamisme et de l’audace de la maison.
Coincées entre les quais et la rue de Rivoli, les petites rues qui environnent la Samaritaine sont généralement peu fréquentées. Elles ne manquent pourtant pas de charme et permettent d’évoquer les lieux d’un Paris disparu (ou presque), comme l’ancienne Monnaie, la chapelle des Orfèvres, le For-l’Évêque, le cloître Saint-Germain-l’Auxerrois ou les mégisseries.
À l'issue de notre visite, vous pourrez poursuivre librement à l'intérieur du magasin, pour découvrir son patrimoine somptueusement restauré et ses nouveaux espaces contemporains.