Musées et monuments L'abbaye du Val-de-Grâce, fastueux ermitage d'une reine Témoignage de la piété, du goût et des moyens financiers d'Anne d'Autriche, mère de Louis XIV, le Val-de-Grâce vaut par sa passionnante histoire, par son architecture et ses décors, par la subtile harmonie des influences baroques italiennes sur un classicisme français naissant. Que demander de plus ? Pour les particuliers mercredi 05 novembre à 14h30jeudi 06 novembre à 11h00 Rendez-vous 1 place Alphonse-Laveran, Paris 5e, devant les grilles. Visite-conférence. Réservation obligatoire. Tarif 20€. Audiophones inclus. Droit d'entrée : 5,00€. Se munir d'une pièce d'identité. Non remboursable. Échangeable pour une autre visite jusqu'à J-7. Réserver
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Pour les groupes privés Cette visite peut être organisée tous les jours du mardi au samedi, sauf le vendredi, de 12 à 18 heures. Droit d'entrée 5,00€. Effectif maximal 25 personnes par groupe. Pièce d'idendité à présenter le jour de la visite.  Tarifs et conditions
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La coupole du Val-de-Grâce, dessinée par l'architecte Pierre Le Muet et peinte à fresque par Pierre Mignard a été achevéee en 1669... trois ans après la mort de sa commanditaire, Anne d'Autriche. Photo Vincent Delaveau.
En 1624, Anne d’Autriche, épouse délaissée de Louis XIII, pose la première pierre d’un nouveau couvent en bordure de la rue Saint-Jacques. Les bâtiments d’abord modestes sont le refuge de ses dévotions. Une fois devenue régente du royaume en 1643, elle entreprend de faire de sa thébaïde le couvent le plus fastueux de Paris.

L’entreprise de la reine est d’abord guidée par sa reconnaissance envers la Vierge. Elle attribue à son intercession la naissance d’un héritier tant attendu, le futur Louis XIV. La glorieuse église qu’elle bâtit est aussi destinée à manifester son pouvoir après qu'elle a vaincu la Fronde, épaulée par Mazarin. Ne regardant pas à la dépense, elle fait appel aux meilleurs artistes de l’époque comme François Mansart, Jacques Lemercier, Michel Anguier, Pierre Mignard ou Philippe de Champaigne. L’architecture, le décor peint et sculpté, ainsi que le maître-autel surmonté d’un baldaquin font de l’église un brillant compromis entre le baroque italien et le classicisme français naissant.

Cette visite sera l’occasion de revivre la vie parfois très romanesque de la reine dans un cadre qu’elle a façonné et aimé. L’église abbatiale, le chœur des religieuses, le cloître et la chapelle du Saint-Sacrement constitueront les temps forts de notre parcours. Enfin, la présentation d'une apothicairerie reconstituée avec ses majoliques italiennes et ustensiles médicaux pourra être le prélude à votre parcours libre dans les salles du musée du service de santé des armées.