Musées et monuments La Madeleine, « la meilleure cure de Paris » L'extérieur de la Madeleine, façon temple antique, austère, distant et sale ne fait pas vraiment envie. Si vous faites l'effort de franchir les spectaculaires portes de bronze, vous découvrirez pourtant une église à l'histoire palpitante et une très belle collection de sculptures de l'époque romantique. Pour les particuliers Cette visite n'est pas au programme en ce moment mais vous trouverez certainement dans le calendrier d'autres lieux passionnants à découvrir. Pour être tenu(e) au courant des prochains programmes, vous pouvez inscrire à la lettre d'information. Programme en cours
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Pour les groupes privés Cette visite peut être organisée tous les jours sauf le dimanche. Don à la paroisse par personne 3,00€ (recommandé). Effectif maximal 25 personnes par groupe.  Tarifs et conditions
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À première vue, la Madeleine ressemble davantage à un temple antique qu'à une église. Un temple de surcroît assailli par le flot des voitures. Peut-être sont-ce les raisons pour lesquelles beaucoup de Parisiens la goûtent peu... et n'y sont jamais entrés. C'est un grand tort et cette visite permet de rendre justice à la Madeleine.

Cette architecture surprenante est le résultat d'une histoire chaotique commencée au milieu du XVIIIe siècle lors du percement de la rue Royale. L'architecte Contant d'Ivry se voit alors confier la reconstruction de l'église paroissiale de la Ville-l'Evêque, dans l'axe de la nouvelle rue. Le manque d'argent aidant, le chantier n'est guère avancé lorsqu'éclate la Révolution. Rapidement pourtant, les esprits s'échauffent de nouveau autour du projet de monument pour lui donner une destination. Napoléon 1er décide d'en faire un temple de la Gloire en hommage à la Grande armée, d'où l'allure antique. Les revers militaires — et les difficultés financières — détournent finalement Napoléon de ce projet. Dès 1813, on songe de nouveau à une église. Elle est consacrée en 1842.

Cette visite vous offrira l'opportunité de découvrir l'architecture d'un édifice méconnu ainsi que son décor peint et sculpté, représentatif du bouillonnement artistique de la première moitié du XIXe siècle, entre classicisme et romantisme. Rude, Pradier, Moine, Marocchetti ou encore Triqueti ont laissé là quelques chefs-d'œuvre. La majestueuse nef sera également le lieu idéal pour évoquer la vie d'une église très mondaine, fréquentée par l'aristocratie et la haute bourgeoisie du second Empire et de la IIIe République. Sa cure était alors réputée « la meilleure de Paris ».