Musées et monuments Saint-Étienne-du-Mont, trésors de la Renaissance Reconstruite à la Renaissance, l'église Saint-Etienne-du-Mont conserve un mobilier et des décors rares : son jubé sculpyé, des vitraux peints à l'émail, une chaire opulente ainsi que de curieux ex-voto en hommage à sainte Geneviève, patronne de Paris. Pour les particuliers jeudi 09 juillet à 10h30 Rendez-vous devant l'église, place Sainte-Geneviève? Visite-conférence. Réservation obligatoire. Tarif 20€. Audiophones inclus. Don à la paroisse : facultatif, à votre discrétion. Non remboursable. Échangeable pour une autre visite jusqu'à J-7. Réserver
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Pour les groupes privés Cette visite peut être organisée tous les jours du mardi au samedi. Don à la paroisse par personne 3,00€ (recommandé). Effectif maximal 25 personnes par groupe.  Tarifs et conditions
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Détail du jubé de Saint-Étienne-du-Mont. Photo Vincent Delaveau.
Église paroissiale du bourg Sainte-Geneviève puis du haut Quartier Latin, Saint-Étienne-du-Mont fut reconstruite péniblement entre la fin du Moyen âge et la fin de la Renaissance. L'originalité de son architecture, la qualité des œuvres d'art qu'elle abrite et le culte de sainte Geneviève dont elle est toujours le cadre en font l'une des églises les plus remarquables de Paris. Comme le prouve cette visite !

À l'aube du XIIIe siècle, le sommet de la montagne Sainte-Geneviève est en plein essor. Désormais protégé par l'enceinte de Philippe Auguste et bénéficiant du prestige de plusieurs établissements religieux, il attire de nombreux maîtres et étudiants. Il est alors en train de devenir le « Quartier Latin ». Une première église paroissiale est bâtie à cette époque. Devenue trop exiguë, elle est reconstruite et agrandie à partir des dernières années du XVe siècle. La longueur du chantier en fait un beau panorama architectural : chœur gothique flamboyant, nef marquée par de timides manifestations de la Renaissance et façade couverte d’une lourde ornementation maniériste.

Cet édifice original constitue l’écrin d’un patrimoine exceptionnel. Le jubé séparant la nef du chœur, unique à Paris, montre l’assimilation par les meilleurs sculpteurs de la Renaissance d’un répertoire savant inspiré de l’Antiquité, même s’il reste plaqué sur une structure toute médiévale. Les anciens charniers de l’église abritent un rare ensemble de vitraux peints à l’émail des environs de 1600. Enfin, depuis la destruction de l’abbatiale Sainte-Geneviève voisine, Saint-Étienne-du-Mont abrite la châsse de la patronne de Paris. Les ex-voto peints par Largillière et de Troy témoignent de l’importance de son culte, notamment des processions solennelles dans les moments tragiques de l’histoire de Paris et de la France.