Musées et monuments Les Carmes, des raffinements baroques aux massacres de la Révolution Ancienne église du couvent des Carmes, Saint-Joseph conserve dans ses chapelles de riches décors du XVIIe siècle récemment restaurés. Les cryptes et le jardin rappellent quant à eux le souvenir des massacres qui eurent lieu ici en septembre 1792. Pour les particuliers Cette visite n'est pas au programme en ce moment mais vous trouverez certainement dans le calendrier d'autres lieux passionnants à découvrir. Pour être tenu(e) au courant des prochains programmes, vous pouvez inscrire à la lettre d'information. Programme en cours
Lettre d'information
Pour les groupes privés Cette visite peut être organisée du mardi au vendredi. Droit d'entrée 5,00€. Effectif maximal 25 personnes par groupe.  Tarifs et conditions
Demande de devis
En partie dissimulée par des grilles et par les hauts bâtiments de l’Institut catholique, l’église Saint-Joseph-des-Carmes est discrète. Cette ancienne église de couvent, à deux pas du jardin du Luxembourg, conserve pourtant d’exceptionnels décors du XVIIe siècle. Ses cryptes perpétuent quant à elles le souvenir des massacres de septembre 1792.

En 1613, Marie de Médicis pose la première pierre du couvent des Carmes déchaux et de leur église coiffée d’une coupole — une première à Paris. Plusieurs familles fortunées dotent l’église d’un décor remarquable : boiseries, peintures et mobilier sont tout empreints d’influence italienne. Les fresques de la voûte, le maître-autel et plusieurs chapelles témoignent encore de cette piété et de ce faste.

En 1792, le couvent est transformé en prison. 115 religieux qui avaient refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé y sont exécutés le 2 septembre. Leurs dépouilles, découvertes dans un puits lors du percement de la rue de Rennes, sont aujourd’hui honorées dans les cryptes. Le lieu permet d’évoquer ces « massacres de septembre » qui, en quelques jours, ont fait entre 1100 et 1400 morts dans les prisons parisiennes. L’une des cryptes abrite également les restes de Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.